paroles de chanson




C'est chacun sa vie, chacun sa réalité
Lorsque la roue tourne, sais-tu quand est-ce qu'elle va s'arrêter?
C'est une seule mise, un seul tour, à toi de jouer
C'est chacun sa vie, chacun sa réalité
J'ai décidé de passer la mienne tenu écarté
Des couleurs de la cité, sans omettre de vous citer
Au bas des escaliers, toujours les mêmes têtes bronzées
Sachant que de voyous on les a déjà classés
Ils ont follement adopté le nom de vedettes de ciné
Certains veulent s'appeler Al Pacino
Être les numero uno, Ringo, il te faut protéger ton cou
Foyers devant les bâtiments, ce sont les mêmes gens
Qui s'obstinent à imiter les bandits et trouvent ça amusant
Sur les bancs, les dealers ont toujours les mêmes clients
Inquiétant quand arrive le moment du dénouement
Par la délinquance attirés, ils commencent à tirer
D'abord des babioles, volent dans les supermarchés
Ulysse prend leur rôle, ça devient beaucoup moins drôle
Quand en sortant de l'école, certains d'eux ont fini en taule
C'est chacun sa vie, chacun sa réalité
Lorsque la roue tourne, sais-tu quand est-ce qu'elle va s'arrêter?
C'est un seul tour, une seule mise, à toi de jouer
Cette fois un gosse approche une main dans la poche, l'air détendu
Il ne ressemble à rien d'autre qu'à notre gosse dans la rue
Ayant appris à ses dépens que le vice est une vertu
Il donne, prend puis tombe dans le jeu à son insu
Pour lui, faire de l'argent sur le pavé c'est facile
Compte tenu qu'au-dessus de lui il y a toujours plus vile
Pour répandre le drame au crâne dans la ville
Dans l'héroïne, miskine, en paix il s'imagine
J'ai vu des gars de bonne famille partir en vrille
Tomber dans le trou de l'adolescence, ne jamais en voir le bout
Et si ignorance émerge de leur souffrance
De cette dépendance, ils sont tenus à genoux
Agités par la houle, leur confiance en elle-même se déchire
Comme un navire qui chavire, il coule
On aura beau dire, ça n'arrive pas qu'aux autres
Mais dites-moi à qui la faute quand cet enfant c'est le nôtre
C'est chacun sa vie, chacun sa réalité
Lorsque la roue tourne, sais-tu quand est-ce qu'elle va s'arrêter?
À l'âge les enfants ne sont plus vraiment des enfants
Arrive le moment ils se foutent de l'autorité des parents
Qui ne savent plus quels conseils leur donner
Pourtant ils ont tout fait sans que la
Faim ni la soif ne puissent les affecter
Pour les élever du mieux qu'ils pouvaient
Ils ont sué, se sont privés, au lieu de rompre ils ont plié
Souhaitant des diplômes pour leur réussite
Et non pas qu'ils commencèrent à s'enticher pour ces choses illicites
Dites-moi avec qui tu marches, je te dirai qui tu es
Voici ce que ma mère ne cessait de me répéter
Mais quand j'y repense, au fond c'est mon bien qu'elle voulait
Mais dans le temps, qu'est-ce que ça pouvait m'offusquer
De savoir que je ne pouvais pas faire ce que je voulais
je voulais, quand je voulais
Alors en cachette la vie j'explorais
Victime de ce besoin légitime de m'évader
J'aurais tout fait pour que mes ailes
Mon souffle ne soient pas coupés
C'est chacun sa vie, chacun sa réalité
Lorsque la roue tourne, sais-tu quand est-ce qu'elle va s'arrêter?
C'est un seul tour, une seule mise, à toi de jouer
Fatalité, d'environnement je voulais changer



Writer(s): Alain Benabdallah, Jerome Philippe Belinga, Ousmane Traore Copyright: Basbosa Music Publishing



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